Quel programme ! Quelle symbolique ! Quelle promesse d’action ! Quelle espérance de réunir des hommes et des femmes de tous horizons dans le périmètre de la Méditerranée et le cercle au-delà !
Cette Méditerranée, féconde depuis l’aube de l’Histoire, est tour à tour « Mare nostrum », « lac musulman », aujourd’hui espace de vie communautaire, sphère d’échanges interculturels, économiques, humains et de solidarité active comme cet élan vers la Liberté, vers la Vie que Gustave Flaubert a su traduire si magnifiquement.
Mais, le Cercle de Salambô est aussi le lieu de rencontres et d’échanges culturels où s’exprime la création littéraire, artistique et philosophique pour mieux rapprocher les hommes, permettant ainsi la découverte de l’Autre, la solidarité avec l’Autre, l’action pour et avec l’Autre, débouchant naturellement sur l’action humanitaire, c'est-à-dire ce supplément d’âme qui fait que « l’Homme est (devient) le soleil de l’Homme » (Michelet).
Ainsi donc, au cœur de la Méditerranée et de l’Europe, le cercle de Salambô a pour ambition majeure d’être un pont qui relie toutes les bonnes volontés disponibles pour construire ensemble, en solidarité, en fraternité, un monde meilleur, où la règle sera le partage, le respect et le bien-être.
Tout cela a pour but essentiel d’accompagner des enfants défavorisés, isolés, malades et quelquefois handicapés, afin de faire éclore dans leur cœur la fleur de l’espérance donnant ainsi une signification à la fois poétique et humaine à la pensée de Pythagore qui soutenait qu’« un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant ».
S’il grandit de cette manière, cet homme pourra mourir « deux fois, une fois comme Homme et une fois comme Grand » (Paul Valéry). Mais, si cet homme crée de l’Humanité en faveur des enfants, il confirmera la pensée d’Albert Camus pour qui « créer, c’est vivre deux fois ».
Dans l’intérêt supérieur des enfants en quête d’amour, d’affection et de tendresse, gageons que le Cercle de Salambô incitera de nombreux hommes et femmes à devenir grands, pour une « Humanité sans frontières », face à ces poètes irremplaçables que sont les enfants qui s’émerveillent de tout, parce qu’ils comprennent et sentent le monde avec leur cœur, avec leur esprit, avec leur âme.
Sachons, nous aussi, rester ou redevenir des enfants.
Jamila GUIZANI
Présidente fondatrice